Première vente aux enchères québécoise du marché du carbone : réaction du CPEQ

6 déc 2013

C’est le 3 décembre dernier que se tenait la toute première vente aux enchères québécoise d’unités d’émission de gaz à effet de serre (GES), dans le cadre du système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre (SPEDE).
Les résultats de cette vente aux enchères ont été rendus publics aujourd’hui même. Le prix unitaire des unités d’émission se chiffre à $10,75 CAD, soit le prix minimal réglementaire. Notons qu’un peu plus d’un million d’unités d’émission pour l’année de conformité 2013 ont été vendues, alors que près de 3 millions étaient mis en vente. Par ailleurs, plus de 1 700 000 unités du millésime 2016 ont été vendues, également au prix minimum de $10,75 CAD. Il faut savoir qu’à l’occasion de la dernière vente aux enchères de l’État de la Californie, qui s’est tenu le 5 novembre dernier, le prix unitaire était de $11,48 USD.

Il importe de mentionner que la liaison des marchés québécois et californien sera effective le 1er janvier prochain et que c’est en 2014 qu’auront lieu les premières ventes aux enchères communes au Québec et à la Californie. Le CPEQ observera attentivement ces ventes aux enchères, puisque l’année à venir sera cruciale pour le marché du carbone, en raison de l’échéance de la première période de conformité, le 31 décembre 2014.

Le CPEQ tient à souligner que les entreprises qui désirent vendre ou acheter des droits d’émission ou des crédits compensatoires ont désormais la possibilité d’utiliser sa plateforme électronique exclusive, disponible au www.cpeq.org.

Créé en 1992 par des représentants des grands secteurs industriels et d’affaires du Québec, le Conseil patronal de l’environnement du Québec (CPEQ) a pour mission de représenter les intérêts de ses membres en matière d’environnement et de développement durable. Le CPEQ regroupe plus de 200 entreprises et 20 associations parmi les plus importantes au Québec qui génèrent plus de 280 000 emplois directs et affichent des revenus combinés de plus de 45 milliards.