Guide de bonnes pratiques afin de favoriser l’acceptabilité sociale des projets

5. Conclusion

Cinq facteurs clé de succès d’une démarche en vue de l’acceptabilité sociale d’un projet :
écoute, ouverture, transparence, respect, confiance

Cinq facteurs d’échec d’une démarche en vue d’une acceptabilité sociale d’un projet : 
état d’esprit négatif face à la consultation, porte-parole non crédible et non engagé dans la communauté, méfiance, non-transparence, arrogance


Dans le cadre d’une démarche volontaire de responsabilité sociétale d’entreprise visant à favoriser une meilleure acceptabilité sociale de leurs activités, nous pouvons constater qu’un nombre croissant d’entreprises adoptent des politiques telles que des politiques d’engagement des parties prenantes, d’engagement dans la communauté et de respect de l’opposition des communautés. À cet égard, des outils émergent afin d’encadrer et d’encourager ce type de démarche, telle la norme ISO 26 000 portant sur la responsabilité sociétale d’entreprise et la norme AA1000 d’engagement des parties prenantes. Les entreprises qui mettent en oeuvre ce type de démarche évoluent vers la recherche de solutions novatrices qui permettent la création de valeur ajoutée. 

Nous pouvons également constater l’importance maintenant accordée à cet enjeu qu’est l’acceptabilité sociale à travers l’intégration de mesures relatives à la consultation et à la reddition de comptes que l’on retrouve au sein de la législation provinciale et fédérale. Pour ne donner que quelques exemples, le projet de loi no.14 sur la mise en valeur des ressources minérales dans le respect des principes de développement durable, qui vise à modifier la Loi sur les mines, et le rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) concernant le développement durable de l’industrie des gaz de schiste au Québec, appellent tous deux à des processus de consultation plus poussés dans le cadre de nouveaux projets d’exploration et d’exploitation. 

En l’an 2000, les méthodes utilisées par les entreprises afin de communiquer avec leurs parties prenantes se limitaient majoritairement aux pratiques d’information et de consultation, avec un impact limité sur les décisions de la direction des entreprises7. Les dialogues avec les parties prenantes ne représentaient pas encore une priorité pour la majorité des entreprises8

Aujourd’hui, les dialogues avec les parties prenantes se généralisent et évoluent de la consultation vers la concertation et de véritables partenariats. D’après certains, ce phénomène correspond «au passage du business-as-usual à l’établissement de solutions novatrices, propices à la création de valeur future9». De fait, le contexte actuel porte à croire que les relations évoluent vers un plus grand partage du pouvoir décisionnel10. Compte tenu des tendances, les entreprises qui prendront en compte l’enjeu stratégique qu’est l’acceptabilité sociale et qui intégreront les meilleures pratiques, se positionneront de manière avantageuse et se trouveront à investir dans la pérennité de leurs activités et de leur communauté tout en contribuant au développement de notre société.


  • 7. Cumming, 2005
  • 8. Holliday et al., 2002
  • 9. UNEP, Standard & Poor’s et SustainAbility (2006). Cahier de recherche de la Chaire en responsabilité sociale et développement durable de l’UQAM, «La participation des parties prenantes dans la réalisation des rapports de développement durable», Corinne Gendron et Cherryl André de la Porte, Mars 2009, Cahier de recherche 03-2009
  • 10. Cahier de recherche de la Chaire en responsabilité sociale et développement durable de l’UQAM, «La participation des parties prenantes dans la réalisation des rapports de développement durable», Corinne Gendron et Cherryl André de la Porte, Mars 2009, Cahier de recherche 03-2009.

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